<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://exil.blogspirit.com/agora/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>AU FESTIN DES GREDINS - agora</title>
<description>Acte IV : troubles sensoriels divers</description>
<link>http://exil.blogspirit.com/agora/</link>
<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2009 12:34:25 +0200</lastBuildDate>
<generator></generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://exil.blogspirit.com/archive/2008/11/28/inventer-un-shadow-cabinet-a-la-francaise.html</guid>
<title>Inventer un &quot;shadow cabinet&quot; à la française</title>
<link>http://exil.blogspirit.com/archive/2008/11/28/inventer-un-shadow-cabinet-a-la-francaise.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>.Agora</category>
<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 12:44:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div align=justify&gt;&lt;img src=&quot;http://exil.blogspirit.com/media/01/02/1712706614.jpg&quot; id=&quot;media-284955&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;medium_casper.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Jusqu'à ce jour, la direction du Parti Socialiste est pléthorique : le Bureau national est composé de 54 personnes tandis que le Conseil national réunit 204 membres élus auxquels s’ajoutent 102 premiers secrétaires fédéraux. On dénombre ainsi 60 secrétaires nationaux, auxquels il faut ajouter les secrétaires nationaux adjoints et les délégués nationaux, ainsi que la catégorie hybride des responsables nationaux. Que va-t-il advenir après le Congrès de Reims ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand chacun appelle à l’expropriation des éléphants et à la mise en retraite des vestiges du mitterrandisme, il ne serait pas inutile de revoir aussi l’organisation interne du PS, ne serait-ce que pour construire une opposition efficace. La mode étant au benchmarking international, je vous propose de jeter un oeil du côté de l’Australie, du Canada, de l’Irlande, de la Pologne, du Japon et du Royaume-Uni ; en effet, ces six pays ont en commun la constitution d’un &lt;em&gt;shadow cabinet&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cabinet fantôme est un gouvernement virtuel formé par le principal parti de l’opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres du cabinet fantôme sont appelés &quot;porte-paroles&quot; ou &quot;critiques&quot; et dédoublent chaque poste ministériel du gouvernement. Par exemple, le porte-parole de l’opposition pour la justice devrait être le symétrique de Rachida Dati et le critique du ministre de l’Immigration serait le doublon négatif de Brice Hortefeux. Ainsi, le rôle principal du cabinet fantôme est de critiquer le gouvernement et d’offrir une alternative, ce qui permet d’avoir un gouvernement préconstitué en cas de victoire électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette façon de fonctionner offre également une forme de sécurité aux électeurs : ils peuvent aisément imaginer la forme du &quot;gouvernement de rechange&quot; si le parti d’opposition est élu. Précisons que dans la pratique, il n’est pas rare que les membres du cabinet fantôme ne soient finalement pas tous nommés ministres, ou qu’ils soient nommés à un ministère autre que celui pour lequel ils étaient porte-paroles lorsque le parti prend le pouvoir. Les jeux ne sont donc pas faits cinq ans à l’avance, que les coeurs pusillanimes se rassurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si la France ne fonctionne pas sous le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_Westminster&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;système de Westminster&lt;/a&gt;, s’inspirer d’une construction formelle de l’opposition semble une nécessité vu les impairs de nos pairs socialistes pendant la période électorale de 2007. Ceci permettrait qu’un pôle de leaders identifiés, experts sur un certain nombre de dossiers, mène la barque face au rouleau compresseur de la majorité présidentielle. Afin d’avoir enfin un cap, plutôt que de faire retentir de vaines cornes de brume dans le brouillard des dispersions.&lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://exil.blogspirit.com/archive/2008/05/30/un-regime-presidentiel-pour-un-parlement-plus-fort.html</guid>
<title>Un régime présidentiel pour un Parlement plus fort ?</title>
<link>http://exil.blogspirit.com/archive/2008/05/30/un-regime-presidentiel-pour-un-parlement-plus-fort.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>.Agora</category>
<pubDate>Tue, 18 Nov 2008 02:44:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div align=justify&gt;&lt;img src=&quot;http://exil.blogspirit.com/media/00/01/8f0b03b104f9c79a9cca5b89676da6a3.jpg&quot; id=&quot;media-175757&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;d653ec6d20c9c1fc58ddf5cdb4cb1b87.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt; C'est un secret de polichinelle : la Ve République est un régime présidentiel qui ne dit pas son nom. Sauf les rares cas de cohabitation, le Parlement est une chambre d’enregistrement des décisions du Gouvernement dans la droite ligne des instructions de l’Elysée. En témoignent les godillots de l’UMP qui peuplent actuellement le Palais-Bourbon dans le seul et unique but de dire amen aux volontés de leur Empereur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est assez paradoxal au premier abord, mais basculer dans un régime présidentiel à l’américaine donnerait une importance accrue au pouvoir législatif. En effet, malgré ses défauts, le régime présidentiel américain ne manque pas d’atouts, à commencer par la puissance du Parlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, la stricte séparation des pouvoirs liée au régime présidentiel n’est généralement pas du goût des juristes de France : le Président ne peut pas dissoudre le Parlement et le Parlement ne peut renverser ni le Gouvernement ni le Président (sauf par une procédure d’&lt;em&gt;impeachement&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le Parlement est puissant précisément parce qu’il n’a pas de lien avec le pouvoir exécutif : faute de pouvoir s’appuyer sur l’administration gouvernementale (comme c’est le cas dans un régime parlementaire), le Parlement dispose de ses propres organes et outils d’études, d’évaluation, de contrôle, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, aucun des pouvoirs ne peut agir sans l’aval de l’autre, ce qui nécessite une culture du consensus qui ne ferait pas de mal à la France. Je l’admets : la politique ne peut être le fruit du plus petit dénominateur commun entre les acteurs institutionnels. Mais répéter des cycles où les uns défont ce que les autres ont fait avant eux n’est pas très productif non plus. En témoigne la situation économique et sociale de la France en ce début de XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, pour adapter ce modèle à la France, il faudrait revoir complètement l’organisation du Parlement et les moyens qui lui sont alloués (que ce soit d’un point de vue juridique, financier, matériel ou humain) sans quoi on ne ferait que renforcer le pouvoir exécutif sans contrepartie. Mais puisque tout le monde appelle la fondation d’une nouvelle République, il n’est pas interdit de proposer.&lt;/div&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://exil.blogspirit.com/archive/2008/05/12/repenser-la-gauche-sans-l-extreme-gauche.html</guid>
<title>Repenser la gauche, sans l'extrême-gauche</title>
<link>http://exil.blogspirit.com/archive/2008/05/12/repenser-la-gauche-sans-l-extreme-gauche.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>.Agora</category>
<pubDate>Sat, 08 Nov 2008 02:09:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;div align=justify&gt;&lt;img src=&quot;http://exil.blogspirit.com/media/01/01/de1641c9cf523a309ab80f83ab71a39c.jpg&quot; id=&quot;media-175762&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;de1641c9cf523a309ab80f83ab71a39c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Né en 1984, je suis d’une génération qui n’a pas vécu mai 68 et qui n’a connu du communisme que l’héritage stalinien, le génocide cambodgien et la dictature coréenne. Dès lors, être de gauche n’est pas une évidence. De plus, alors que la droite est toujours différenciée de son extrême dans l’imaginaire collectif et le traitement médiatique, c’est rarement le cas pour la gauche et l’extrême-gauche. D’ailleurs, on trouve toujours les vestiges de la vulgate marxiste côtoyant les préceptes de la doctrine social-libérale dans la macédoine idéologique du PS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a pourtant deux écueils symétriques à fuir dans la rénovation du Parti Socialiste : la tentation centriste et la tentation gauchiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, parce que l’ouverture appelée par les tenants de la social-démocratie perd tout son sens si c’est pour faire chambre commune avec les valoisiens et les giscardiens. Ensuite, parce que les leaders d’extrême-gauche affichent eux-mêmes leur volonté de ne pas gouverner, alors qu’un parti politique a pour objet la conquête et l’exercice du pouvoir. Certes, l’anarcho-syndicalisme est à l’origine de l’engagement socialiste mais il est temps que les Verts et le PC cessent de faire le pont et la planche entre les socialistes et les trotskistes. Car les forums participatifs de l'élection présidentielle de 2007 ont mis en évidence l’attente populaire : des solutions concrètes aux problèmes concrets. L’utilité intellectuelle des ouvrages de Lénine ou de Marx est évidente mais le PS n’a pas besoin de s’inventer une légitimité philosophique : il a une histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les socialistes doivent oublier leurs tabous idéologiques : si la gauche moderne est anti-libérale, elle n’est certainement pas néo-gauchiste. Lionel Jospin avait résumé simplement : “oui à l’économie de marché, non à la société de marché”. Comme quoi on peut s’adapter sans se renier : c’est en regardant le monde tel qu’il est qu’on peut agir pour le progrès social. Le PS doit cesser de fuir les sujets qui le gênent : un thème n’est ni de droite ni de gauche, c’est la façon de le traiter qui est politiquement colorée. L’immigration, la sécurité, l’identité nationale… Les Française(es) attendent des positionnements sur ces questions, pas des fuites en avant ! Même définir la gauche semble une gageure pour ses leaders. Ce n’est pourtant pas si compliqué : être de gauche, c’est vouloir que le temps de la vie consacré à assurer les besoins de la survie soit le plus court possible. Pour vivre enfin.&lt;/div&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>