30.04.2008
Thank you for smoking
Lobbyiste séduisant et ambitieux, Nick Naylor met son charme, son talent et son sourire au service de la société Big Tobacco pour contrer les ravages de la politique de prévention contre le tabagisme. De conférence de presse en talk-show télévisé, il défend l’indéfendable... mais peine à convaincre son ex-femme qu’il peut être un bon père pour son fils.Sorti en France le jour de mes 22 ans, Thank You for Smoking fut un beau cadeau d’anniversaire. L’histoire commence in media res : on découvre Nick Naylor sur un plateau de télévision entre le responsable d’un institut sanitaire et un adolescent rendu chauve par la chimiothérapie. En trois coups de cuillère à pot, le brillant tchatcheur ridiculise ses opposants et réussit à faire croire au public que les grands producteurs de cigarettes sont résolus à dissuader les adolescents de fumer. Brillant lobbyiste que ce Nick, donc.
Mais ce dernier a aussi un fils de douze ans que l’on découvre derrière son pupitre d’écolier, paniqué lors de la traditionnelle journée où les parents viennent expliquer à la classe de leur enfant toute la beauté de leur métier. Et lorsque Nick entre dans la classe après avoir croisé un pompier en tenue d’intervention, son fils le supplie : "s'il te plaît, papa, ne gâche pas ma vie..."
Si son exposé du jour sur son job de lobbyiste n’a pas fait fureur, Nick va parvenir à emmener son fils en Californie, où il doit accomplir quelques missions : convaincre un agent de réaliser un clip où deux stars sont en train de fumer et corrompre le cow-boy Marlboro qui se meurt du cancer de ne rien dire sur l’industrie du tabac...
Tiré d’un roman de Christopher Buckley (Salles fumeurs), Thank You for Smoking est le premier long métrage de Jason Reitman, fils d’Ivan Reitman (un incontournable du cinéma comique américain, puisqu’il réalisa entre autres le mondialement célèbre SOS Fantômes). On y retrouve un peu de l’héritage du père avec de nombreux gags visuels bien appuyés que je ne vais pas énumérer ici pour ne pas gâcher votre plaisir. En tout cas, ce premier long métrage est une réussite et je vous encourage à le visionner dès que possible !
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27.04.2008
Halong sous le soleil
En 2 jours dans ce trou perdu au beau milieu du golfe du Tonkin, j'ai pu faire du kayak pour visiter les grottes, me baigner dans l'eau verte de la baie et assister au lever du soleil depuis le toit du bateau dans lequel j'ai dormi.

Après quelques brasses et quelques coups de pagaie, j'ai pris un car rempli de Malaisiens pour aller visiter Ninh Binh, que les Vietnamiens appellent "la baie terrestre d'Halong". En fait de terre, il s'agit d'un fleuve et de rizières, mais c'est vraiment très joli. On peut y faire une balade en jonque (une barque au fond plat) dans le fleuve et passer ainsi sous un tas de grottes dont la plus longue mesure 127 mètres !

J'en ai aussi profité pour visiter quelques temples au milieu des montagnes et des cascades. Rencontrer les habitants ruraux est toujours assez amusant : les femmes regardent l'intérieur de mes avant-bras pour s'émerveiller de la blancheur de ma peau et les petits vieux veulent tous me serrer la main. Le tout sans rien essayer de me vendre. Juste pour la joie d'une rencontre.
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24.04.2008
Au secours pardon
J’ai toujours aimé les bouquins de Frédéric Beigbeder, et je les ai tous lus avec un grand plaisir. Sur les questions germanopratines, je me fiche bien de l’opinion des grands parangons de l’élitisme littéraire : il n’y a aucune raison qu’un bouquin soit chiant à lire pour qu’il soit digne d’être lu.Certes, Au secours pardon n’est pas le meilleur de ses livres. Peut-être même, finalement, le moins bon. Rien de neuf, du pur style Beigbeder : des jeux de mots, des aphorismes, du lyrisme... et la chronique d’une époque. Qu’on ait 25, 35 ou 45 ans, on s’y retrouve.
Le thème du roman est la ville de Moscou, l’histoire est celle d’Octave Parango, le héros de 99 Francs. Sorti de prison, il va partir en Russie pour le compte d’un firme de cosmétiques afin d’y trouver un mannequin pour représenter la marque. Se croyant libre comme la Russie, il va s’apercevoir que la liberté n’existe pas... Dans une cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion ; lequel des deux sauvera l’autre ?
Vous pouvez lire les 5 premiers chapitres en cliquant : ici.
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21.04.2008
Arrivée au Vietnam

Un phénomène impressionne : les motos. Non qu'il y en ait beaucoup, mais en fait, VRAIMENT beaucoup. Pour avoir une idée de la chose, il faut savoir qu'il y a 8 millions de personnes à Saigon et 6 millions de motos en circulation ! Du coup, les taxis sont aussi des motos, et certains vivent dessus, c'est à dire qu'ils y mangent et qu'ils y dorment.

Quant à Hanoi, c'est une ville plus jolie mais les routes sont plus étroites et les trottoirs servent de parkings donc c'est assez difficile de profiter du paysage. Et si les bières ne sont vraiment pas chères, la pollution est probablement plus importante.
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19.04.2008
Des hommes d'Etat
Des hommes d’État est ainsi un va-et-vient entre des observations sur la "jungle des sentiments confus, parfois sincères, parfois troubles" de la vie politique et des tranches de vie très personnelles sur sa vie familiale. Derrière les ors de la République et le prestige du conseiller du prince, on découvre ainsi des remords au sujet de ses enfants qu’il ne voit pas assez et des week-end annulés en dernière minute. Comme si Bruno Le Maire voulait montrer que derrière l'intérêt de la fonction, la vie publique demande de nombreux sacrifices : "le temps perdu loin de ses enfants ne se retrouve pas : ils grandissent, ils oublient, ils se détachent et nous avec, par la force des choses".La qualité du témoignage tient en grande partie à la qualité du témoin : par sa fonction et par sa proximité avec Dominique de Villepin, Bruno le Maire était un observateur privilégié de la comédie du pouvoir. Ceci étant, il était aussi un acteur privilégié, et s'il est toujours difficile d'être juge de soi-même, il reconnaît ses erreurs et ses fautes, que ce soit à l'occasion d'un discours très maladroit devant la majorité parlementaire ou lors de l’épisode décisif du dossier CPE.
La toile de fond de ce récit est la relation à trois entre Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy : teintées de respect, de haine, d’admiration et de méfiance, elles sont bien loin du portrait caricatural qu'en ont fait les médias. Mais force est de remarquer que la relation entre le Premier ministre et son ministre d'Etat tourne trop souvent à l’avantage des deux hommes, comme pour les ménager. Car on ne sait jamais de quoi l'avenir est fait.
"On rêve au pouvoir de stratégie et de grandeur, et tant mieux, pourtant la pratique se joue dans le détail, l’infiniment petit, le microscope, le mot juste, le tempo exact, la virgule correctement placée et la cravate de la bonne couleur. Quand on sort pour un instant de la politique, on prend en pleine poitrine le vide, le silence, l’air : on respire, tout est grand."
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12.04.2008
Retour
C'est l'occasion de retenter l'expérience du blog, après un an et demi de pause. Le défi sera de ne pas succomber à la tentation du blog politique en sur-réagissant à l'actualité médiatique ; je n'ai pas l'ambition de faire de ce blog un haut lieu de débat entre internautes abreuvés de médias, ni une vitrine cybernétique de promotion personnelle.
Ce qui ne m'empêchera pas de soumettre à la discussion quelques idées et quelques propositions.
08:15 Publié dans Compilations , Compositions , Conversations , Contemplations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

