15.12.2008

Halong sous le soleil

Plaisir rare : j’ai vu la baie d'Halong sous le soleil !

En 2 jours dans ce trou perdu au beau milieu du golfe du Tonkin, j'ai pu faire du kayak pour visiter les grottes, me baigner dans l'eau verte de la baie et assister au lever du soleil depuis le toit du bateau dans lequel j'ai dormi.

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Après quelques brasses, je suis monté dans un kayak pour visiter par moi-même les recoins de cet endroit unique au monde. La faune et la flore sont des plus surprenants, comme ces colonies d'insectes roses qui arpentent les rochers en picorant le lychen à fleur d'eau. Au détour d'une grotte, quelques coups de pagaie m'ont également offert la surprise de découvrir un village sur l'eau, dont la tranquillité des habitants inspirerait plus d'un occidental...


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12.12.2008

Visite chez Uncle Ho

De passage à Hanoi, j’enfourche une moto-taxi (les célèbres xe ôm) pour visiter quelques monuments, dont le Temple de la Littérature, qui rend hommage aux docteurs et professeurs en sciences humaines et en sciences sociales. Doux rêve pour un doctorant français... Finalement, Hanoi est une jolie ville quand on sort des quartiers touristiques.

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Le mausolée de "Uncle Ho" (les Vietnamiens appellent Ho Chi Minh par un surnom américain, allez comprendre...) n'est pas vraiment passionnant mais l'attitude des Vietnamiens qui s'y rendent comme en pèlerinage avec costard-cravate et robes de soirée est éloquente. Par contre, le domaine présidentiel est grand et très beau, comme un conte de Walt Disney : un manoir jaune et rouge, une maison en bois sur pilotis, un garage de voitures d'époque...


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08.12.2008

Khao San Road

La rue mythique de Bangkok est Khao San Road. Et pour cause : on y trouve un joyeux maelstrom du tourisme à la thaïlandaise, c'est à dire des faussaires, des junkies, des prostituées, des travestis, des rabatteurs et des bouis-bouis. Ici, on trouve donc de tout, pour peu qu'on ne soit pas regardant sur la qualité ou l'authenticité.

Par exemple, on peut se procurer une carte d'identité française tellement mal imitée qu'elle ressemble à un badge d'entreprise et qu'elle porte la mention "cart national d'identité" (oui oui, sans les e !). En fait, dans cette rue, il n'y a rien de typiquement thaïlandais au sens traditionnel, mais c'est un condensé de ce qu'on trouve typiquement en Thaïlande !


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Très fréquenté par les backpackers australiens (qui sont généralement des hybrides entre le tonneau de bière et le bellâtre sous stéroïdes), ce quartier est une énorme pompe à fric. Car il ne faut pas confondre routard et backpacker ! En France, le routard est un voyageur désargenté qui cherche de l'authentique à prix abordable. Dans le reste du monde, un backpacker moderne est un fêtard plutôt nanti qui voyage pour étancher son envie d'alcool et de fiesta...

Du coup, tout est fait pour les éponger avant leur retour. Ainsi, outre les nombreux débits de boissons, un type vous attrape par le bras tous les cinq mètres et vous propose un ping-pong-show ou un go-go-bar, voire des "distractions" clairement illégales. Chacun appréciera, moi pas !


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Pour l'anecdote, même lors de la crise touristique thaïlandaise (début 2003), l'endroit était autant peuplé que d'habitude. Selon un commerçant, même s'il y avait une guerre atomique, le quartier de Khao San serait toujours fréquenté par les cafards et les backpackers (ce qui revient au même ?).

04.12.2008

Lumpinee Boxing Stadium

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Dirigé par l'armée royale de Thaïlande, le stade de boxe du Lumpinee a été crée le 8 décembre 1956. C'est l'un des 7 principaux stades de boxe de Thaïlande et probablement le plus légendaire : de nombreux champions de Muay thaï y ont été découverts et son aura internationale permet le rayonnement de la boxe thaïlandaise dans le monde.


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Le stade est situé à deux pas du parc de Lumpinee, le plus grand parc public du centre. Dans ce parc, on trouve un grand lac, des machines de fitness en plein air et de nombreux sportifs qui viennent en faire usage. L'anecdote veut qu'il soit situé à côté du Health Mall, censé être dédié à la santé et au bien être. Pourtant, le premier truc qu'on trouve en y entrant, c'est un Starbucks et des fast-foods. C'est sans doute ça que l'on appelle les joies de la mondialisation...

02.12.2008

Wat Pho

Le Wat Pho est le plus ancien et le plus vaste des temples de Bangkok ; il a été édifié au seizième siècle, durant la période d'Ayutthaya. Presque entièrement reconstruit par Rama Ier en 1781, il a ensuite été profondément restauré en 1839 sous le règne de Rama III puisque ces travaux ont pris 17 ans ! Outre sa taille, ce temple est connu pour sa principale attraction : le Boudda couché.

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Cette statue représente Bouddha sur son lit de mort, en train d'accabler un puissant démon pour le convaincre que son pouvoir n'est pas suprême. L'ouvrage est impressionnant ! La statue, qui fait 45 mètres de long sur 15 mètres de haut, est entièrement recouverte de feuilles d'or, et ses pieds sont incrustés de nacre représentant les 108 états de Bouddha (ou signes de bons augures).

D'aucuns se demandent comment les architectes et ouvriers thaïlandais ont fait pour faire rentrer un tel édifice dans le temple, mais c'est prendre l'équation dans le mauvais sens : c'est le bâtiment qui a été construit pour couvrir le Bouddha.

30.11.2008

Au nom du 11 septembre

9782707153296.jpg Ayant achevé il y a peu la lecture d'un livre collectif sur les politiques publiques suite aux attentats contre le World Trade Center : "Au nom du 11 septembre", je vous propose d'en lire la critique sur le site Nonfiction.fr. Mais le commentaire n'étant pas à la hauteur de l'ouvrage, je vous conseille vivement de lire le bouquin !

Grâce aux contributions d'une trentaine de spécialistes européens, ce livre propose un ensemble inédit d'informations et d'analyses montrant comment la lutte antiterroriste est devenue centrale dans la géopolitique mondiale et la vie politique des États démocratiques. C'est édifiant.

On y découvre les méthodes qui, au nom de l'efficacité, légitiment les violations des droits humains au risque de saper les fondements du "vivre ensemble". Et comment ces dérives de la démocratie s'accompagnent d'opérations de manipulations et de désinformation destinées à neutraliser les contre-pouvoirs, essentiels pour assurer le respect des valeurs de la démocratie.

28.11.2008

Inventer un "shadow cabinet" à la française

medium_casper.jpgJusqu'à ce jour, la direction du Parti Socialiste est pléthorique : le Bureau national est composé de 54 personnes tandis que le Conseil national réunit 204 membres élus auxquels s’ajoutent 102 premiers secrétaires fédéraux. On dénombre ainsi 60 secrétaires nationaux, auxquels il faut ajouter les secrétaires nationaux adjoints et les délégués nationaux, ainsi que la catégorie hybride des responsables nationaux. Que va-t-il advenir après le Congrès de Reims ?

Quand chacun appelle à l’expropriation des éléphants et à la mise en retraite des vestiges du mitterrandisme, il ne serait pas inutile de revoir aussi l’organisation interne du PS, ne serait-ce que pour construire une opposition efficace. La mode étant au benchmarking international, je vous propose de jeter un oeil du côté de l’Australie, du Canada, de l’Irlande, de la Pologne, du Japon et du Royaume-Uni ; en effet, ces six pays ont en commun la constitution d’un shadow cabinet.

Le cabinet fantôme est un gouvernement virtuel formé par le principal parti de l’opposition.

Les membres du cabinet fantôme sont appelés "porte-paroles" ou "critiques" et dédoublent chaque poste ministériel du gouvernement. Par exemple, le porte-parole de l’opposition pour la justice devrait être le symétrique de Rachida Dati et le critique du ministre de l’Immigration serait le doublon négatif de Brice Hortefeux. Ainsi, le rôle principal du cabinet fantôme est de critiquer le gouvernement et d’offrir une alternative, ce qui permet d’avoir un gouvernement préconstitué en cas de victoire électorale.

Cette façon de fonctionner offre également une forme de sécurité aux électeurs : ils peuvent aisément imaginer la forme du "gouvernement de rechange" si le parti d’opposition est élu. Précisons que dans la pratique, il n’est pas rare que les membres du cabinet fantôme ne soient finalement pas tous nommés ministres, ou qu’ils soient nommés à un ministère autre que celui pour lequel ils étaient porte-paroles lorsque le parti prend le pouvoir. Les jeux ne sont donc pas faits cinq ans à l’avance, que les coeurs pusillanimes se rassurent.

Même si la France ne fonctionne pas sous le système de Westminster, s’inspirer d’une construction formelle de l’opposition semble une nécessité vu les impairs de nos pairs socialistes pendant la période électorale de 2007. Ceci permettrait qu’un pôle de leaders identifiés, experts sur un certain nombre de dossiers, mène la barque face au rouleau compresseur de la majorité présidentielle. Afin d’avoir enfin un cap, plutôt que de faire retentir de vaines cornes de brume dans le brouillard des dispersions.