26.11.2008

Premières impressions sur Bangkok

A quelques jours près, je restais coincé à Bangkok : aujourd'hui, la capitale thaïlandaise est occupée et les deux aéroports de la ville ont été bloqués par des manifestants. Avouons que ça m'aurait bien embêté, car je n'ai pas vraiment aimé cette ville.

Enfin, on ne va pas se plaindre non plus. A la faveur d'un déplacement professionnel, j'ai tout de même eu la chance d'aller dans un pays que je rêvais de visiter et de loger quelques jours dans le Grand Millennium Sukhumvit. C'est quand même beaucoup mieux que si c'était moins bien ;-)

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Pour le reste, je dois bien avouer que ma naïveté fut la source de nombreuses déceptions. Moi qui pensais me rendre au pays du Muay Thai, j'ai croisé plus de putes que de boxeurs. Qui plus est, la période était mal choisie pour faire du tourisme : alors que la princesse Galyani Vadhana, la soeur du roi de Thaïlande, est décédée en janvier, la crémation a lieu en novembre... et la cérémonie funéraire dure 6 jours ! Du coup, une grosse partie de la ville est interdite à la circulation, le palais royal est fermé et c'est un peu la galère pour se déplacer, d'autant que les taxis ne parlent pas anglais et refusent souvent les trajets au meter.

Ces désagréments mis à part, c'est peu dire que la ville est grandiose et impressionnante. Mélange de richesse et de misère, de modernité et de délabrement. Les palaces émergent des bidonvilles, les néons des gratte-ciels illuminent les cartons des mendiants. La visite s'annonce surprenante.


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22.11.2008

Qui est Rahm Emanuel ?

rahm.jpg Le nouveau duo le plus puissant de la planète agite vivement la presse juive et islamique. Drôle d'attelage en effet que ce Barack Hussein Obama et ce Rahm Israël Emanuel : le père du premier est un Kenyan musulman quand les racines familiales du second sont ancrées dans l'Etat hébreu. Ainsi, alors que l'élection du nouveau président américain a soulevé un vent d'espoir au Moyen-Orient, la désignation de son Chief of Staff a provoqué l'euphorie en Israël et l'inquiétude dans les territoires arabes.

Par exemple, on pouvait lire dans le quotidien saoudien Arab News du mercredi 19 novembre 2008 que "pour des millions d'Arabes qui avaient donné libre cours à leur allégresse lors de la monumentale victoire d'Obama, cette nomination a fait l'effet d'une douche froide après une fête éphémère". D'une façon encore plus brutale, le journal iranien Kayhan décrit le bras droit du président américain comme un "sioniste disposant de liens familiaux bien établis avec Israël" et ajoute que "le défi pour Obama est de montrer au monde qu'il est véritablement prêt à offrir à Téhéran une négociation globale plutôt qu'un big bang". Ambiance...

Du côté israélien, on ne fait pas non plus dans la dentelle. Le journal Maariv publiait la semaine dernière une interview de Benjamin Emanuel, le père du futur White House Chief of Staff, dans laquelle il déclarait que son fils allait rapidement convertir Barack Obama à la cause israélienne. Et pour faire bonne mesure, l'article présentait Rahm Emanuel ni plus ni moins que comme "notre homme à la Maison blanche".

Avant, les politiciens de Washington ne mentionnaient que des anecdotes croustillantes sur celui que l'on surnomme "Rahmbo" en vertu de son caractère haut en couleurs. Chacun se rappelle par exemple de la soirée électorale, quand Bill Clinton fut réélu à la présidence des Etats-Unis : plutôt que de faire la fête comme ses camarades, Emanuel récitait un par un le nom de ses adversaires politiques en plantant à chaque nom un couteau dans sa table et en scandant "Dead ! Dead ! Dead !". Désormais, les médias comme les lobbyistes s'intéressent de plus près au parcours de ce golden-boy du Parti démocrate. Et comme souvent pour faire monter l'audimat ou les honoraires, on ressort une par une les positions pro-israéliennes de Rahm Emmanuel à la Chambre des Représentants (où fut élu en 2003 comme représentant du 5ème district de l'Illinois)... et on rappelle qu'il a effectué un service civil volontaire au sein de Tsahal.

Pourtant, c'est oublier un peu vite que Rahm Emanuel, lorsqu'il était conseiller politique de Bill Clinton dans l'Aile Ouest, fut l'un des principaux acteurs du processus de paix israélo-palestinien qui a mené aux accords d'Oslo, scellés par une poignée de main entre Yasser Araft et Yizthak Rabin sur la pelouse de la Maison blanche en 1993. Les coulisses de cet événement sont d'ailleurs décrites avec passion et minutie dans le livre de Georges Stephanopoulos, All Too Human, A Political Education. Ainsi, rien dans son passé ne traduit une hostilité de sa part au processus de paix.

Qui plus est, le poste de White House Chief of Staff ne confère pas une influence prédominante sur la politique proche-orientale du Président des Etats-Unis. D'ailleurs, Rahm Emanuel affirmait mercredi dernier à l'agence Reuters que le président élu n'avait nullement besoin de son influence pour se déterminer face à Israël, dont il soutient la sécurité de façon "ferme et inébranlable". Et en la matière, les choix de Barack Obama pour la composition du National Security Council et au sommet du Department of State seront plus probants pour ce qui concerne ses projets au Moyen-Orient.

18.11.2008

Un régime présidentiel pour un Parlement plus fort ?

d653ec6d20c9c1fc58ddf5cdb4cb1b87.jpg C'est un secret de polichinelle : la Ve République est un régime présidentiel qui ne dit pas son nom. Sauf les rares cas de cohabitation, le Parlement est une chambre d’enregistrement des décisions du Gouvernement dans la droite ligne des instructions de l’Elysée. En témoignent les godillots de l’UMP qui peuplent actuellement le Palais-Bourbon dans le seul et unique but de dire amen aux volontés de leur Empereur.

C’est assez paradoxal au premier abord, mais basculer dans un régime présidentiel à l’américaine donnerait une importance accrue au pouvoir législatif. En effet, malgré ses défauts, le régime présidentiel américain ne manque pas d’atouts, à commencer par la puissance du Parlement.

Certes, la stricte séparation des pouvoirs liée au régime présidentiel n’est généralement pas du goût des juristes de France : le Président ne peut pas dissoudre le Parlement et le Parlement ne peut renverser ni le Gouvernement ni le Président (sauf par une procédure d’impeachement).

Mais le Parlement est puissant précisément parce qu’il n’a pas de lien avec le pouvoir exécutif : faute de pouvoir s’appuyer sur l’administration gouvernementale (comme c’est le cas dans un régime parlementaire), le Parlement dispose de ses propres organes et outils d’études, d’évaluation, de contrôle, etc.

Dès lors, aucun des pouvoirs ne peut agir sans l’aval de l’autre, ce qui nécessite une culture du consensus qui ne ferait pas de mal à la France. Je l’admets : la politique ne peut être le fruit du plus petit dénominateur commun entre les acteurs institutionnels. Mais répéter des cycles où les uns défont ce que les autres ont fait avant eux n’est pas très productif non plus. En témoigne la situation économique et sociale de la France en ce début de XXIème siècle.

Bien sûr, pour adapter ce modèle à la France, il faudrait revoir complètement l’organisation du Parlement et les moyens qui lui sont alloués (que ce soit d’un point de vue juridique, financier, matériel ou humain) sans quoi on ne ferait que renforcer le pouvoir exécutif sans contrepartie. Mais puisque tout le monde appelle la fondation d’une nouvelle République, il n’est pas interdit de proposer.

16.11.2008

Dans les ruines d'Angkor

Angkor est un site impressionnant car chaque nouveau roi voulait construire un temple plus grand que celui de son prédecesseur ; une sorte de concours de bites inter-générationnel.

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Le lever de soleil sur Angkor Vat est majestueux. Mais très vite après, le site est envahi par des troupeaux de Coréens dont la vision du tourisme est des plus occidentales : ils arrivent directement à l'aéroport de Siem Reap, logent dans des hôtels flambants neufs et se déplacent dans des bus climatisés. Leurs deux principales activités sont de hurler et d'amortir le prix de leur panoplie Nikon, manifestement très onéreuse.

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Hormis Angkor Vat, qui est le plus connu car le plus immense, le temple le plus impressionnant est Ta Phrom. Ce lieu à l'ambiance féérique est envahi par la jungle : les arbres poussent n'importe où et les racines de l'un d'entre eux recouvre intégralement le toit d'une entrée du temple !

14.11.2008

Mon sujet de thèse

180px-Doctordivinity.jpg Il y a 6 ans jour pour jour, je devenais faluchard. Il y a un mois jour pour jour, je m'inscrivais en thèse. C'était aussi le 4ème anniversaire de mon intronisation comme Grand Maître de la Faluche Droit Nantes.

Faut-il y voir un parallèle ?... En tout cas, je vous propose de jeter un oeil sur mon sujet de thèse, qui devrait me mener (si tout se passe bien) vers l'obtention d'un doctorat en sciences juridiques.

Qui vivra verra, inch'Allah.



La contrainte environnementale dans l’expression du régalien


En 1987, la Commission Brundtland consacre le terme de sustainable development en le définissant comme la capacité de répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures à pouvoir répondre à leurs propres besoins. Depuis, la contrainte environnementale s’impose lentement dans le monde économique et dans l’élaboration des politiques publiques.

Mais la sécurité extérieure et intérieure, la justice et la monnaie sont des fonctions régaliennes de l'État et ne font, en principe, l'objet d'aucune délégation. Car fait du prince par nature, l'expression du régalien est rarement soumis aux contraintes éthiques et morales, voire juridiques : la raison d'Etat permet bien souvent de faire obstacle au droit commun.

De fait, dans un contexte mondial souffrant autant du réchauffement climatique que d’une insécurité grandissante, il est peu aisé d'arbitrer entre la défense de la nation en particulier et la protection de la planète en général. Comment faire de la défense environnementale le cinquième pilier de la défense globale sans nuire aux quatre autres piliers que sont le politique, le militaire, l’économique et le culturel ?

12.11.2008

En route pour Phnom Penh

Depuis Ho-Chi-Minh-City, le trajet pour Phnom Penh se fait en car et dure environ 5h. Le passage à la frontière est des plus pittoresques : le visa coûte 20€ si le voyageur est muni d'une photo de lui à coller sur le formulaire. Ce n'était pas mon cas, et pas de cabine photomaton dans le secteur. Heureusement, un billet de 5$ en plus règle le problème et je franchis la frontière avec un sourire reconnaissant du douanier.

L'arrivée à Phnom Penh est saisissante : les imposantes maisons coloniales sont nombreuses et aucun bâtiment n'a plus de 5 étages. Il fait bien plus frais ici qu'au Vietnam, grâce au Mékong qui traverse la ville et le long duquel on trouve aussi bien des restaurants touristiques que des brochettes grillées sur des tisons à même le sol.

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Les visites du Palais du roi et du musée national se font assez rapidement et le moyen de locomotion local est le touk-touk, une sorte de calèche montée sur moto. Très sympa puisqu'on y monte à plusieurs, y compris avec des bagages, et qu'on y bénéficie de l'air frais.

Profitant de la soirée pour assister à la projection d'un film sur le procès des Khmers rouges, je me rends compte à quel point le sujet est encore tabou. En moins de 4 ans, le régime de Pol Pot provoqua la mort de plus de 2 millions de personnes dans un pays qui ne comptait que 6 millions d'habitants à cette époque. Et alors que le procès se déroule en ce moment, certains responsables comme Khieu Samphan (l'ex- président du Kampuchea démocratique de Pol Pot) prétendent avoir tout ignoré des tueries, de l'évacuation des villes, de la suppression de la monnaie, de la collectivisation accélérée…

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Tous ceux âgés de plus de 40 ans ont connu cette période barbare mais la moitié de la population actuelle est âgée de moins de 25 ans. Et certains jeunes imaginent encore que les récits de leurs aïeux sont des exagérations, voire des fantasmes. De plus, l'espérance de vie (53 ans) ne favorise pas la transmission entre générations.

Trop peu de temps pour visiter plus. Direction Siem Reap, qui sert de point d'accueil pour les touristes souhaitant visiter les temples d'Angkor...

10.11.2008

Week-end à Phu Quoc

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Phu Quoc, dont le nom signifie "beau pays", est la plus grande île du Vietnam (environ 550 km²). Elle se situe au sud-ouest du Vietnam mais est finalement plus proche du Cambodge : 45 km la séparent de sa métropole alors qu'elle n'est qu'à 12 km des côtes cambodgiennes. Du coup, le nord de l'île est une pépinière de base militaire, sait-on jamais...

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De mon point de vue, les plages de Phu Quoc sont clairement les plus belles du Vietnam. Toute proportion gardée, c'est Bali à 1h d'avion de Saigon ! Et les paysages, encore très sauvages, sont sublimes : bleu intense du ciel, mer translucide, sable blanc, pistes de terre d'un rouge intense, jungle verdoyante...

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Par ailleurs, c'est sur cette île que j'ai rencontré Denis, un restaurateur français qui vit au Vietnam depuis plus de 15 ans et sur Phu Quoc depuis 4 ans. Un vrai personnage ! Son établissement se nomme "Chez Carole" (le nom de sa première fille) mais il a d'autres activités : location de motos (les moins chères de l'île), construction d'un resort (sans utiliser de béton), import-export (y compris de camembert !), etc. Outre la beauté de Phu Quoc, le plaisir d'un dîner en sa compagnie est en soi une raison pour y revenir :-)


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